“L’Europe doit continuer à offrir un abris aux personnes qui fuient des zones de guerres”, a déclaré samedi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans les médias allemands. Il s’oppose ainsi à tout changement de la politique européenne en matière d’asile. M. Juncker appelle à ne pas soupçonner automatiquement les migrants d’être en lien avec le terrorisme et à rejeter un “rhétorique d’exclusion”. “Nos valeurs, notre façon de vivre ensemble en liberté et l’ouverture sont nos meilleurs moyens de lutter contre le terrorisme”, estime-t-il.

Le président de la Commission européenne appelle, après les attentats perpétrés à Berlin, à une coopération renforcée entre les différents Etats membres de l’Union européenne. “Dans des temps où les terroristes ne sont pas arrêtés par des frontières nationales, la politique intérieure nationale ne suffit plus”, indique M. Juncker. Le but est d’arriver à un échange d’information plus efficace au sein de la zone Schengen, veiller à éliminer les possibilités d’échappatoire pour les terroristes et leurs sources de financement, selon M. Juncker, qui ajoute que la Commission européenne a soumis des propositions concrètes à cet effet.

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