Mathématicien et philosophe grec né à Samos vers 570 et mort à Métaponte vers 480 avant J.-C. Il est le fondateur d’une école dont l’influence fut considérable en Italie du Sud, puis en Grèce.

L’être légendaire

Il n’est guère, dans l’Antiquité, de figure plus mystérieuse, ni qui ait posé de problèmes plus embarrassants aux historiens que celle de Pythagore. Celui-ci passe pour n’avoir rien écrit, et sa pensée ne fut sans doute connue jusqu’à l’époque de Socrate que par une tradition orale, elle-même entourée de mystères.

En outre, il est devenu très tôt, peut-être même déjà de son vivant, une figure de légende. On le disait fils d’Apollon Hyperboréen ou d’Hermès (le philosophe lui-même l’aurait déclaré), dont il aurait reçu le don de garder le souvenir de ses vies passées. On racontait aussi qu’il avait un fémur d’or, qu’il possédait des dons prophétiques et celui d’ubiquité, et qu’il était descendu aux Enfers, où il avait vu l’âme d’Hésiode enchaînée à une colonne de bronze et celle d’Homère suspendues à un arbre et entourée de serpents pour avoir parlé des dieux comme ils l’avaient fait.

« Les citoyens de Crotone comprirent qu’ils avaient affaire à un homme qui avait beaucoup voyagé, un homme exceptionnel, qui tenait de la Fortune de nombreux avantages physiques : il était, en effet, noble et élancé d’allure et, de sa voix, de son caractère et de tout le reste de sa personne émanaient une grâce et une beauté infinies. »

Pythagore était également un athlète. Selon une tradition, il participe aux Jeux olympiques d’Athènes à l’âge de 17 ans à la 57e olympiade (-552). Il remporte toutes les compétitions de pugilat (sport de l’Antiquité comparable à la boxe).

Les sources divergent sur le nombre d’enfants qu’il aurait eus de Théanô : deux ou quatre. Les noms cités sont : Télaugès (qui succéda à son père et qui, selon certains, enseigna à Empédocle), Mnésarque, Myïa (qui épousa Milon de Crotone), et Arignotè.

Pythagore était-il déjà une énigme pour Aristote, qui évitait le plus souvent de prononcer son nom pour ne parler que de « ceux qu’on appelle pythagoriciens » …
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Les faits historiques

Il n’en reste pas moins que l’existence de Pythagore est un fait certain. Son père se nommait Mnésarque. On ne sait presque rien de la vie de Pythagore à Samos, sinon qu’il eut probablement pour maîtres Phérécyde et Anaximandre. Ces étranges personnages, à demi légendaires, ne sont pas sans évoquer les chamans orientaux : visionnaires inspirés, mages extatiques, purificateurs et guérisseurs.
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C’est à cette période, également, qu’on peut rattacher les voyages d’études que Pythagore accomplit en Perse, en Gaule, en Crète, en Égypte. Revenu à Samos, il trouva sa patrie sous le joug de Polycrateet et la quitta, à quarante ans, pour l’Italie, où, à Crotone, en Grande-Grèce, il fonda une école qui ne tarda pas à prendre un grand développement et vers laquelle affluaient un nombre considérable de disciples, lucaniens, messapiens et romains

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