La gestion désastreuse de l’entreprise aujourd’hui au bord de la faillite ouvre la captation du fleuron français de l’énergie par des capitaux étrangers. La Commission Européenne veille à ce que les règles de concurrence soient respectées.Le champion déchu de l’atome va se diviser en trois entités avant la fin de l’année. A terme, l’Etat actionnaire contrôlera 67% du capital de ce nouvel Areva (contre 87% de l’actuel Areva aujourd’hui). Mais d’autres partenaires «stratégiques» devraient s’inviter au tour de table: on parle toujours des industriels chinois CGN (China Guangdong Nuclear Power Holding Group) et CNNC (China National Nuclear Corporation) dont Areva est déjà partenaire pour la construction de deux EPR à Taishan. On cite aussi le nom du japonais Mitsubishi Heavy Industries… Mais les négociations ne font que commencer, d’autant que les Chinois sont aussi sollicités par EDF, qui est également en mauvaise posture

Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence assure :

« Compte tenu de l’ampleur et de l’importance de la restructuration d’Areva, la Commission se doit d’examiner attentivement si son plan de restructuration est solide et si les aides d’Etat ne faussent pas indûment la concurrence dans le marché unique. Notre objectif est d’assurer un avenir durable pour Areva sans ne devoir plus recourir à de nouvelles aides d’Etat. »

Objectif : examiner l’augmentation de capital de 4 milliards d’euros apporté par l’Etat à Areva (sur un total de 5 milliards) et vérifier que cela ne lui a pas « conféré un avantage indu, dont ne bénéficient pas ses concurrents, au sens des règles de l’Union européenne sur les aides d’Etat ».

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