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La commission électorale des États-Unis a accepté que des dons dans cette monnaie virtuelle puissent servir à financer la campagne électorale d’un candidat. Une belle revanche pour le bitcoin, âprement critiqué ces derniers mois.

Le système politique américain sera-t-il bientôt financé en bitcoins ? La commission électorale des États-Unis (FEC) a autorisé jeudi le financement des campagnes politiques en bitcoins. La commission fédérale, chargée de l’application des lois sur le financement des campagnes, a cependant fixé des conditions: les comités d’action politique (PAC) ne pourront notamment accepter de dons individuels libellés en bitcoins que dans une limite équivalent à 100 dollars par cycle électoral.

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Une agence immobilière spécialisée dans la location meublée à Paris innove avec un système de paiement en bitcoins, une monnaie électronique virtuelle dont la valeur est identique partout dans le monde.

À quoi sert le bitcoin? Peut-on vraiment faire confiance à cette monnaie virtuelle? La Banque de France a notamment publié une note de mise en garde à l’attention des personnes qui la détiennent: son caractère «hautement spéculatif» au «risque financier certain» inquiète considérablement. Et pourtant, la monnaie électronique est en plein boom. Dans l’immobilier, le bitcoin a notamment permis à un jeune norvégien d’acheter un appartement l’année dernière. Toujours dans le même secteur, l’agence immobilière Lodgis – spécialisée dans la location meublée – innove en permettant à ses locataires de payer leur loyer par bitcoins, direcement sur son site web. Une vraie alternative à la carte bancaire, selon l’agence, mais qui n’est pas une première mondiale puisqu’au début de l’année, Rentalutations – une agence immobilière de Chicago – a déjà lancé un service similaire.

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Le directeur du e-commerce de Monoprix (groupe Casino) a annoncé aujourd’hui que l’enseigne de grande distribution française serait prête à accepter les paiements en bitcoins d’ici la fin de l’année. “Chez Monoprix, nous sommes plusieurs à y croire. Les bitcoins ne sont pas un feu de paille (…) nous devons nous y mettre, c’est dans notre ADN” de défricheur, a déclaré Patrick Oualid, directeur e-commerce chez Monoprix, dans une interview au Journal du Net.

Le responsable indique que l’enseigne pourrait accepter les paiements dans cette monnaie virtuelle “peut-être dès la fin 2014”. “Techniquement, cela ne me parait pas très difficile à intégrer. De cette manière, si l’éclosion se produit en 2015, nous serons prêts”, ajoute M Oualid. Concernant la mise en place, “la priorité serait le site, mais nous abordons toujours simultanément les canaux web et mobile. Donc par extension, les magasins seraient sans doute concernés aussi”, indique-t-il.

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La Commission des finances du Sénat estime que la monnaie virtuelle est sécurisée, son usage est vaste et le coût des transactions est faible. Aujourd’hui, tout ou presque peut être acheté grâce à ce nouveau système de paiement.

«Ce n’est pas parce qu’une innovation peut mettre au défi certaines de nos conceptions traditionnelles qu’il faut la rejeter en bloc», lance Philippe Marini, le président de la Commission des finances du Sénat, en plein débat sur le bitcoin fin juillet. D’après le compte rendu des discussions, les sénateurs tiennent un discours optimiste sur l’avenir de cette monnaie virtuelle en France, à contre-courant de celui tenu par l’Autorité des marchés financiers ou la Banque de France. La commission passe notamment en revue ses avantages. Trois éléments positifs se dégagent selon eux: